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Philippe Brouard / ingénieur artiste

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12 octobre 2022

Mitchell

Joan Mitchell

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Couverture du catalogue d'exposition 1994 avec un aperçu de La Grande Vallée XIV

Encore une influence issue de l'expressionisme abstrait américain, Joan Mitchell est américaine, elle a aussi vécu en France.

À l'occasion de la nouvelle exposition des grands tableaux de Joan Mitchell à la fondation Louis Vuitton https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr/even... j'ai découvert une anecdote sur la série intitulée La Grande Vallée réalisée entre 1983 et 1984 : les compositions abstraites évoquent un paysage que Joan Mitchell n'a jamais vu, mais qui était chéri par une de ses amies, la compositrice Gisèle Barreau. C'est sur la base des souvenirs d'enfance racontés par Gisèle Barreau que Joan Mitchell a peint ces espaces multicolores foisonnants. Je ne connais pas non plus cette vallée, elle est plutôt secrète, mais elle est située non loin de mon pays d'enfance aussi, près de Nantes.

Mon souvenir d'enfance (ou presque) c'est d'avoir découvert les grands tableaux de Joan Mitchell au musée des beaux-arts de Nantes en 1994. En plus du plaisir pour le regard, j'ai pensé quelle joie ça doit être de faire de son métier barbouilleur de couleur de la sorte (et pas au sens péjoratif du terme). Comme dans l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, je me dis alors que je suis un homme qui a vu la toile de la femme qui a entendu l'histoire de la femme qui a vu la grande vallée non loin de Nantes. Maintenant, c'est un peu aussi mon histoire.

fin

En savoir plus sur cette grande vallée, https://www.phillips.com/detail/joan-mitchel... , extrait : The title La Grande Vallée comes from a story told to Mitchell by her close friend Gisèle Barreau, who grew up thirty miles west of Nantes, in Brittany, France. As a child Gisèle discovered a beautiful hidden valley some eight miles from her house. The valley provided a refuge from her troubles at home; there she spent some of the most precious days of her childhood. Local villagers had referred to this spot as "La Grande Vallée" since the 1950s. It was wild and untouched land that could be explored by only those who knew the location of the secret entrance. Gisèle's grandmother had introduced her to the valley, telling her how to find it : "When you see the big oak tree, turn left, step over the log, pass the abandoned barn, and then make your way through the opening in the bushes to the right." Gisèle would ride her bicycle to this heaven free from cars and people. One could not see the Loire but could feel its dampness in the air and in the ground, and the reeds signaled that the river was nearby.

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